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Manioc : les risques cachés d’un tubercule trop souvent banalisé

Dans certaines zones défavorisées, on observe une maladie neurologique grave nommée konzo. Ses symptômes ? Une paralysie soudaine des membres inférieurs, souvent irréversible.

Ce trouble apparaît lorsque le manioc amer est consommé sans traitement approprié, combiné à une carence en protéines. Ces dernières jouent en effet un rôle clé dans la neutralisation des effets du cyanure dans l’organisme.

Faut-il pour autant renoncer au manioc ?

Rassurez-vous : non, à condition de suivre quelques règles simples ! Voici comment profiter de ce tubercule en toute sécurité :

  • Cuisson obligatoire : jamais de manioc cru, particulièrement ses feuilles et son écorce.
  • Trempage prolongé : certaines préparations nécessitent de laisser la racine râpée dans l’eau pendant un à deux jours pour éliminer les toxines.
  • Épluchage minutieux : la concentration en substances nocives est maximale dans la peau.
  • Consommation équilibrée, accompagnée de sources protéiques (poisson, œufs, lentilles…).

Manioc : danger ou délice ?

Comme pour bien des aliments, tout dépend de la préparation. Ce n’est pas la racine elle-même qui pose problème, mais sa mauvaise transformation. Les techniques ancestrales, transmises depuis des siècles, font du manioc un aliment sûr et apprécié à travers le monde.

Alors, si l’envie vous prend d’explorer de nouvelles saveurs ou de varier vos menus, pourquoi ne pas essayer le manioc ? Correctement apprêté, il offre une alternative gourmande, nutritive et dépaysante.

Parce que bien cuisiner, c’est aussi une façon délicieuse de veiller sur sa santé.

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