Même si aucune étude n’a encore mesuré l’effet du sulforaphane sur la longévité humaine, une recherche chez des coléoptères nourris avec un extrait de brocoli a montré une augmentation de 15 % de leur durée de vie — et jusqu’à 30 % en conditions de stress oxydatif. Ces effets sont attribués à l’activation de NRF2 et de la voie FOXO3, associée à la longévité humaine. Une variante du gène FOXO3 rend les individus 2,7 fois plus susceptibles de devenir centenaires.
La suppression de l’inflammation est considérée comme un facteur clé du vieillissement réussi. Chez l’humain, une consommation de 14 g de crucifères par kilo de poids corporel a réduit l’IL-6 de 20 %, tandis qu’un extrait de pousses de brocoli contenant 40 mg de sulforaphane a réduit le TNF-alpha de 11 % et la CRP de 16 %. Chez les plus gros consommateurs de crucifères, les taux d’IL-6 et de TNF-alpha sont réduits respectivement de 25 % et 12,6 % par rapport aux faibles consommateurs.
Le cerveau : autisme, cognition, dépression et protection neurologique
Le sulforaphane traverse la barrière hémato-encéphalique et possède des propriétés neuroprotectrices puissantes. Un essai contrôlé a montré qu’une dose de 9 à 25 mg (environ 65 g de pousses fraîches) améliore les scores comportementaux chez de jeunes hommes autistes de 34 %, notamment en interaction sociale et communication verbale. Une autre étude a montré des effets cognitifs positifs chez des patients schizophrènes.
Des études animales confirment son potentiel antidépresseur, notamment dans les modèles induits par inflammation ou stress social, avec des effets similaires à ceux du Prozac. La glucoraphanine prise durant l’adolescence protège même les animaux adultes contre les effets dépressifs du stress.
Maladies neurodégénératives et lésions cérébrales
Le sulforaphane protège les neurones et améliore la mémoire dans des modèles animaux de maladie d’Alzheimer, de Parkinson et de Huntington. Il active également les protéines de choc thermique, connues pour prévenir l’agrégation de protéines toxiques dans le cerveau.
En cas de traumatisme crânien, il réduit l’œdème cérébral, protège la barrière hémato-encéphalique et favorise la réparation neuronale. Il stimule également les facteurs de croissance BDNF et NGF, essentiels au maintien de la plasticité cérébrale.
Dystrophie musculaire
Chez des souris atteintes de dystrophie musculaire de Duchenne, le sulforaphane a augmenté la masse musculaire, la force et la distance de course. Il a également inhibé la myostatine, une protéine qui freine la croissance musculaire.
Dosage, préparation et biodisponibilité
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